24 assassinats de rescapés du génocide en 2009
« Nous avons écrit le 6 mars ; nous attendons des actions concrètes de la part du parlement qui a déjà pris acte de nos doléances », a déclaré Théodore Simburudali, le président de l'association Ibuka.
Lors du même congrès, les membres d'Ibuka ont également tiré un premier bilan des juridictions Gacaca. Le congrès a déploré «des acquittements de génocidaires notoires, des procès de règlement de compte contre des rescapés du génocide, la non exécution de certains jugements liés aux pillages ou aux biens détruits, la corruption de certains juges gacacas et de certains témoins, même parmi les survivants ». Des milliers d'accusés qui devaient s'acquitter de travaux d'intérêt généraux se sont évanouis dans la nature. Les délégués ont aussi fait remarquer que beaucoup de rescapés restent sans logement, sans soins médicaux, ou sans frais de scolarité, 16 ans après le génocide, en dépit de l'existence du Fonds d'assistance aux rescapés du génocide les plus démunis (FARG) mis en place par le gouvernement. Seule point positif : la condamnation par le TPIR de l'ancien premier ministre Jean Kambanda. Preuve, s'il en est, que le génocide rwandais était bel et bien un crime d'Etat.
Jean-bernard Gervais