Agathe Habyarimana placée sous contrôle judiciaire
Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais Juvénal, a été arrêtée mardi 2 mars à son domicile aux Courcouronnes (Essonne). Elle a ensuite été libérée et placée sous contrôle judiciaire. Elle devrait être présentée dans une dizaine de jours devant la cour de Paris, qui se prononcera sur son extradition demandée par Kigali. Elle fait l'objet d'un mandat d'arrêt international pour "génocide" émis au Rwanda. Cette arrestation intervient quelques jours après la visite de Nicolas Sarkozy au Rwanda où le président français a dit vouloir "tourner une page" et "réconcilier des nations" par le biais d'"une coopération économique, politique, culturelle" entre les deux pays.
Le président Nicolas Sarkozy avait notamment, lors de la conférence de presse qu’il a tenu à Kigali le 26 février dernier en compagnie du président Paul Kagamé, fait allusion à Agathe Habyarimana, en affirmant qu’une demande d’asile politique lui avait été refusé. Exfiltrée du Rwanda le 9 avril 1994 par les militaires français, elle a vécu ensuite au Zaïre et en France, sans véritable titre de séjour. En 1998, le Gabon lui a délivré, sous une fausse identité, un passeport diplomatique. Agathe Habyarimana avait déposé en 2004 une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), laquelle a été rejetée en 2007. Ce rejet avait ensuite été confirmé par la Commission des recours des réfugiés (aujourd'hui devenue la Cour nationale du droit d'asile), en vertu des Conventions de Genève et pour son implication présumée dans la politique génocidaire du régime rwandais.
Le président Nicolas Sarkozy avait notamment, lors de la conférence de presse qu’il a tenu à Kigali le 26 février dernier en compagnie du président Paul Kagamé, fait allusion à Agathe Habyarimana, en affirmant qu’une demande d’asile politique lui avait été refusé. Exfiltrée du Rwanda le 9 avril 1994 par les militaires français, elle a vécu ensuite au Zaïre et en France, sans véritable titre de séjour. En 1998, le Gabon lui a délivré, sous une fausse identité, un passeport diplomatique. Agathe Habyarimana avait déposé en 2004 une demande d'asile auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), laquelle a été rejetée en 2007. Ce rejet avait ensuite été confirmé par la Commission des recours des réfugiés (aujourd'hui devenue la Cour nationale du droit d'asile), en vertu des Conventions de Genève et pour son implication présumée dans la politique génocidaire du régime rwandais.
Jacques Gasibirege, avec AP
jacques gasibirege