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Cascades d'arrestations de génocidaires

Image removed.Au moment où le TPIR passe la main lentement mais sûrement à la justice rwandaise, en vue de sa fermeture le 31 décembre 2010, de nombreuses arrestations de présumés génocidaires ont eu lieu ces dernières semaines aux quatre coins de la planète. Grandslacs.info fait le point sur ce phénomène.

30 juin, Kampala, Ouganda : arrestation de Jean-Bosco Uwinkindi

Pasteur pentecôtiste, Jean-Bosco Uwinkindi a été arrêté le 30 juin dernier dans la localité de Mbarara, où il séjournait depuis deux ou trois jours, selon Le chef de la Direction ougandaise des recherches criminelles, Edward Ochom. Selon l'acte d'accusation, le pasteur officiait dans l'église pentecôtiste de Kayenzi, dans la commune de Kanzenze, proche de Kigali, au moment du génocide au Rwanda, entre avril et juillet 1994. Image removed."Durant les faits visés par le présent acte d'accusation, le pasteur Jean-Bosco Uwinkindi a mené un groupe de tueurs pour débusquer et exterminer les Tutsi, particulièrement les civils tutsi de la commune de Kanzenze", selon le document établi en 2001. Toujours selon l'accusation, il a également accueilli des femmes et des enfants Tutsi dans son église pour ensuite en ordonner l'exécution. Emprisonné à Arusha, Jean-Bosco Uwinkindi devrait être jugé à Kigali.

23 juin, Libreville, Gabon : arrestation de Jean Chrysostome Ndindabahizi

Médecin de formation, Jean Chrysostome Ndindabahizi a été interpellé à Libreville pour son rôle présumé pendant le génocide rwandais. Il travaillait dans un hôpital situé à une dizaine de kilomètres de la capitale gabonaise, sous un nom d'emprunt. Le médecin aurait participé en avril 1994 à des réunions au cours desquelles des listes de Tutsis à éliminer auraient été constituées. Il aurait également incité les jeunes Hutus à violer les femmes tutsies avant de les tuer. Jean Chrysostome Ndindabahizi a été placé entre les mains d'Interpol par les autorités gabonaises et devrait être extradé vers le Rwanda.

24 juin, Manchester, Etats-unis : arrestation de Beatrice Munyenyezi

Beatrice Munyenyezi, 40 ans, a été accusé d'avoir menti sur son passé pour pouvoir obtenir la nationalité américaine. Contrairement à ce qu'elle affirme, elle aurait, selon le parquet, incité et participé à des massacres de Tutsis en 1994. Ses deux parents sont actuellement emprisonnés à Arusha en Tanzanie. Si elle est reconnue coupable, Beatrice Munyenyezi est passible de dix ans de prison, et devrait être déchue de sa nationalité américaine.

12 juin, Porvoo, Finlande : condamnation à la prison à vie de François Bazaramba

Image removed.Pasteur, François Bazaramba, 59 ans, a été arrêté en Finlande en avril 2007, sur la base d'un mandat émis par la justice rwandaise. Au cours du procès entamé en septembre 2009, quelque 68 témoins ont été entendus. La cour s'est également déplacée dans la capitale rwandaise, Kigali, dans la municipalité de Nyaka, dans le sud du Rwanda, où une grande partie des crimes de M. Bazaramba ont été commis, ainsi qu'à Dar es Salaam, en Tanzanie. La Cour a été convaincu que François Bazaramba avait commis des actes de génocide en 1994 et l'a condamné à la prison à vie. Il était réfugié en Finlande depuis 2003.

4 juin, Mamoudzou, Mayotte : arrestation d'Octavien Ngenzi

Né en 1954, Octavien Ngenzi a été arrêté à Mamoudzou le 4 juin dernier, et mis examen pour crimes contre l'humanité. Il se cachait à Mayotte depuis plusieurs semaines. Un mandat d'arrêt international a été lancé contre lui en avril 2009 par la justice rwandaise, qui le suspecte d'avoir dirigé et ordonné plusieurs massacres dans la commune de Kibungo. Le parquet de Mamoudzou a également enregistré une plainte à son encontre déposée par plusieurs victimes rwandaises ainsi que le collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR). Pendant le génocide, Octavien Ngenzi était maire de la commune de Kabaronto.
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Jean-bernard Gervais