Fabien Neretse ancien de l'Akazu, arrêté à Angoulême pour génocide
Il se faisait appeler Fabien Nsabimana, du nom de son père, et coulait des jours heureux à Angoulème, une ville paisible du sud ouest de la France. Très intégré dans la communauté angoumoise, il était un membre actif et apprécié du réseau associatif de son quartier.
Il a été arrêté ce mercredi 29 juin, au petit matin, par les enquêteurs d'une unité spéciale opérant sur commission rogatoire dans le cadre d'une enquête internationale.
Fabien Neretse n'est pas un inconnu de la justice française. Une première plainte pour génocide avait été déposée contre lui en 2000, par la communauté rwandaise de France et la FIDH. Elle avait été classée sans suite. Mais en 2007, nouveau rebondissement : le parquet de Kigali émet un mandat d'arret international contre lui, étayé de nouveaux faits documentés, pour génocide.
Il y est accusé de six «infractions»: «génocide», «complicité de génocide», «complot du génocide», «assassinat», «extermination» et «création, direction et appartenance à une association de malfaiteurs»? Le CPCR saisit alors de nouveau la justice.
Par ailleurs, une citoyenne belge, Martine Beckers, l'accuse d'avoit tué sa soeur, son beau frère, et leur fille, le 9 avril 1994. Le juge parisien qui devrait instruire le dossier de Fabien Neretse est Madame Jolivet, récemment remplacée par madame HILDENBRANDT et monsieur René CROS. Ils auront fort à faire, tant le dossier est lourd. Fabien Neretse ferait partie de l'Akazu, et aurait été l'un des fondateurs de la milice Interahamwe, qui a exécuté le génocide en 1994.
L'agence de presse Rwanda news agency le décrivait ainsi, en 2010 : "La justice rwandaise le présente comme «un membre de la clique des seigneurs» (les Akazu), le suspecte d'avoir lui-même dirigé et ordonné plusieurs massacres, dans les provinces de Ruhengeri et Gisenyi, ainsi qu'à Ndiza, et de plusieurs autres crimes.
Classé dans la liste des suspects de catégorie 1, les plus impliqués, il aurait également dirigé sa propre unité de miliciens Interhamwe. Fabien Neretse est notamment mis en cause par des témoignages relayés par les juridictions Gacaca, des tribunaux populaires dont l'intégrité a parfois été mise en doute."
Il est fort à parier que la justice rwandaise demande son extradition.
Il a été arrêté ce mercredi 29 juin, au petit matin, par les enquêteurs d'une unité spéciale opérant sur commission rogatoire dans le cadre d'une enquête internationale.
Fabien Neretse n'est pas un inconnu de la justice française. Une première plainte pour génocide avait été déposée contre lui en 2000, par la communauté rwandaise de France et la FIDH. Elle avait été classée sans suite. Mais en 2007, nouveau rebondissement : le parquet de Kigali émet un mandat d'arret international contre lui, étayé de nouveaux faits documentés, pour génocide.
Il y est accusé de six «infractions»: «génocide», «complicité de génocide», «complot du génocide», «assassinat», «extermination» et «création, direction et appartenance à une association de malfaiteurs»? Le CPCR saisit alors de nouveau la justice.
Par ailleurs, une citoyenne belge, Martine Beckers, l'accuse d'avoit tué sa soeur, son beau frère, et leur fille, le 9 avril 1994. Le juge parisien qui devrait instruire le dossier de Fabien Neretse est Madame Jolivet, récemment remplacée par madame HILDENBRANDT et monsieur René CROS. Ils auront fort à faire, tant le dossier est lourd. Fabien Neretse ferait partie de l'Akazu, et aurait été l'un des fondateurs de la milice Interahamwe, qui a exécuté le génocide en 1994.
L'agence de presse Rwanda news agency le décrivait ainsi, en 2010 : "La justice rwandaise le présente comme «un membre de la clique des seigneurs» (les Akazu), le suspecte d'avoir lui-même dirigé et ordonné plusieurs massacres, dans les provinces de Ruhengeri et Gisenyi, ainsi qu'à Ndiza, et de plusieurs autres crimes.
Classé dans la liste des suspects de catégorie 1, les plus impliqués, il aurait également dirigé sa propre unité de miliciens Interhamwe. Fabien Neretse est notamment mis en cause par des témoignages relayés par les juridictions Gacaca, des tribunaux populaires dont l'intégrité a parfois été mise en doute."
Il est fort à parier que la justice rwandaise demande son extradition.
Jean-bernard Gervais