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La France et les Etats-Unis au chevet de la RDC

Image removed.Image removed.La RDC aura reçu cette semaine la visite de deux éminents représentants des Etats-Unis et de la France. Pour la nation au drapeau étoilé, c'est le conseiller spécial du président américain Barack Obama pour la région des grands lacs, Howard Wolpe, qui a séjourné à Bukavu (Sud Kivu), pour une mission de paix, entre le 8 et le 13 février. Côté pays des droits de l'Homme, la thématique de la paix au Kivu n'était pas au programme d'Anne-Marie Idrac, secrétaire d'Etat au commerce extérieur, en visite d'affaires à kinshasa les 8 et 9 février derniers.
Accompagnée d'une délégation d'entreprises françaises, dont notamment ADPI, Alstom, Areva, Bolloré, Gemalto, Lafarge, Prooftag, Anne-Marie Idrac a assuré le service après-vente de Nicolas Sarkozy qui, en visite à Kinshasa en mars 2009, avait fait signé entre l'entreprise française Areva, et le gouvernement congolais, un contrat d'exploitation d'uranium. Entre autres. La secrétaire d'Etat française s'est engagé, lors de cette visite, à inscrire la RDC sur la liste des pays émergents : en clair, la France devrait défendre, auprès du FMI, le dossier de la rdc, pour l'inscrire sur la liste des PPTE (pays pauvre très endetté) à même de bénéficier d'une annulation de leur dette. La secrétaire d'Etat a, parallèlement, incité le gouvernement à améliorer le climat des affaires. Ainsi la RDC est classée selon le rapport "Doing Business 2010" de la Banque mondiale, qui évalue le climat des affaires dans le monde, 182e rang sur 183 pays... A ce titre, elle a regretté que le groupe Lafarge, qui avait signé un contrat de réhabilitation d'une cimenterie au Katanga, soit en butte à des tracasseries administratives. Le groupe France Telecom, pour les mêmes raisons, a renoncé à poursuivre sa candidature pour l'obtention d'une licence GSM globale...
Au Sud-Kivu Howard Wolpe, envoyé spécial de Barack Obama, s'est félicité du rapprochement diplomatique entre « Kinshasa et Kigali, qui devrait porter ses fruits à moyen et long terme ». La région du Sud-Kivu est toujours en proie aux attaques des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). «  Nous continuons à soutenir les efforts, à mettre une pression militaire sur les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), mais aussi une pression politique pour qu'ils puissent rentrer chez eux au Rwanda. Et nous essayons aussi de mettre la pression sur les éléments de la diaspora qui offrent leur soutien aux FDLR. Il s'agit d'objectifs-clé, si on veut un retour de la stabilité dans la région », a notamment déclaré Howard Wolpe. Il devrait rencontrer aujourd'hui 12 février les autorités et des membres de la société civile du Sud-Kivu.
alain