Le Rwanda emprunte auprès de la diaspora pour pallier le gel des aides internationales
La Banque Nationale du Rwanda (BNR) a l’intention de lancer un emprunt auprès de la diaspora d’ici la fin de l’année, alors que l’économie rwandaise continue de croître à un rythme soutenu (7,7 % prévu en 2012).
Cet emprunt auprès de la diaspora (diaspora bond) pourrait être une manière de compenser la perte causée par le retrait de certains bailleurs de fonds.
Décidée en 2011, cette opération, dénommée Agaciro (dignité en kinyarawnda), a été avancée par le gouvernement, du fait des gels des aides internationales décidées par cinq gouvernements (Etats-Unis, Grande Bretagne, Pays Bas, Suède, Allemagne). Les ministres ont déjà versé quelque 43000 euros.
Selon Claver Gatete, le gouverneur de la BNR, le projet n’attend plus que la confirmation du ministère des Finances et pourrait être mis en œuvre dès la fin de l’année.
Cependant, rien ne semble avoir été arrêté, que ce soit le montant, le rendement ou la date de lancement de l'émission obligataire.
C'est la première fois que le Rwanda pense à lancer un «diaspora bond», mais ce n’est pas le seul pays à avoir eu cette idée.
Nombreux sont les pays africains qui ont annoncé y réfléchir : le Ghana, le Kenya, le Libéria, le Maroc, le Nigeria, l’Ouganda, le Sénégal, la Tunisie et la Zambie.