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Le lieutenant FDLR Samuel Bisengimana s'est rendu

Un lieutenant-colonel chargé notamment du recrutement dans la rébellion hutu rwandaise active dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), s'est rendu le 15 février à la Mission de l'ONU dans le pays (Monusco), a annoncé la Mission.

Samuel Bisengimana, alias Sam Kunda-Mutina, âgé de 43 ans, était "membre du haut commandement" des rebelles des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) en RDC où il était "chargé de la mobilisation de l'appui civil et du recrutement", selon un communiqué de la Monusco.

L'officier s'est rendu seul mardi à la section Désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et réinstallation (DDRRR) de la Monusco à Ntoto, dans la province du Nord-Kivu (est) "après plus d'une année de négociations", est-il précisé.

"Sa famille, qui vivait avec lui dans la forêt, était partie il y a un an en Ouganda. Il y a eu des négocations prolongées, il a fallu le convaincre car ceux qui veulent se rendre ont peur des représailles des FDLR", a précisé une source Onusienne.

"Il ne fait pas partie des grands leaders" des FDLR susceptibles d'être poursuivis par la justice, alors que certains rebelles hutus sont soupçonnés d'avoir participé au génocide des tutsi au Rwanda en 1994, a-t-elle ajouté.

L'officier FDLR avait fui au Nord-Kivu en 1994, alors qu'il était à l'époque commandant de compagnie dans les Forces armées rwandaises (FAR).

"Il doit partir demain au Rwanda dans un camp de formation pour les ex-combattants FDLR, où il restera deux mois", dans le cadre du processus DDRRR, selon cette source.

La reddition du lieutenant-colonel Bisengimana est "un coup assez important porté à la cohésion des FDLR. Probablement autour de lui il y a des gens qui lui sont très fidèles et très proches. Donc il a une certaine influence et nous nous attendons à d'autres redditions", a déclaré le lieutenant-colonel Mamadou Gaye, porte-parole militaire de la Monusco.

En 2010, 1.881 combattants FDLR se sont rendus volontairement dans le cadre du processus DDRRR, dont un peu plus de 1.000 étaient Rwandais et près de 850 étaient Congolais, selon des chiffres de la Monusco.
AFP
Jean-bernard Gervais