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Les bailleurs de fonds sanctionnent la corruption

Image removed.Du fait de la corruption galopante, une grande part des bailleurs de fond internationaux ont pris la décision de réduire l'aide apportée à l'Ouganda de 10%, en 2011. Les bailleurs fournissent une aide de 360 millions de dollars.
La commission européenne, la Grande Bretagne, l'Allemagne, la Belgique, l'Irlande, la Norvège, les Pays-Bas, L'Autriche et la Suède réduiront donc leur aide à l'Ouganda en 2011. Bien que l'économie ougandaise soit en pleine croissance depuis une décennie, le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 24 ans, est régulièrement accusé de corruption, et de détérioration des services publics. Déjà, en mars dernier, les bailleurs de fond avaient regretté que la corruption devienne un mal endémique, et que le gouvernement, en refusant de poursuivre les graves cas de corruption, favorise le développement d'une culture de l'impunité. "La corruption galopante oblige le gouvernement à augmenter les prélèvements, mais aussi à avoir recours à la planche à billets pour combler le trou", a affirmé Bill Page, du cabinet Deloitte & Touche. En juin, l'Ouganda a annoncé une augmentation de 16% de ses dépenses pour 2010/2011, pour un budget de 3,31 milliards de dollars, abondé à hauteur de 25% par les bailleurs de fond. Le ministre des finances a prévu une croissance de 6,4% sur 2010/2011.
Avec Reuters
Jean-bernard Gervais