Mandat d'arret international contre Nyamwasa, Karegeya, Gahima et Rudasingwa
La police a annoncé mardi 18 janvier le lancement de mandats d'arrêt internationaux contre quatre anciens hauts responsables militaires et civils rwandais, condamnés vendredi par contumace, notamment pour « atteinte à la sécurité de l'Etat ».La Haute cour militaire a condamné à 24 ans de prison l'ex-chef d'état-major de l'armée, le général Faustin Kayumba Nyamwasa, et le major Théogène Rudasingwa, ancien directeur de cabinet du chef de l'Etat. L'ancien patron des renseignements extérieurs, Patrick Karegeya, un ex-colonel qui s’est vu retiré toutes les grades dans un autre procès il y a quelques années, et l'ancien procureur général Gerald Gahima, frère du major Rudasingwa, se sont vu infliger 20 ans de réclusion. « Les mandats d'arrêt ont été transmis à Interpol en vue de l'exécution du jugement », a indiqué sur les ondes de Radio Rwanda, le porte-parole de la police rwandaise, le Superintendant Eric Kayiranga. Le général Kayumba Nyamwasa et le colonel Karegeya sont exilés en Afrique du Sud tandis que le major Rudasingwa et M. Gahima vivent aux Etats-Unis. « La police rwandaise espère qu'ils seront arrêtés et extradés au Rwanda. Le jugement du tribunal est là; ils doivent être arrêtés pour exécuter les peines prononcées contre eux », a clarifié M. Kayiranga. Une probabilité qui semble ne pas trop inquiéter les 4 condamnés qui multiplient des interventions sur les chaînes des radios internationales pour dénoncer ce qu’ils appellent « un procès politique ». Les quatre anciens responsables rwandais, devenus de farouches adversaires du président Kagame, étaient tous poursuivis pour « trouble à l'ordre public, atteinte à la sécurité de l'Etat, injures et diffamation, sectarisme et association de malfaiteurs ».
Pour Kayumba et Rudasingwa, s'y ajoutait la désertion de leur poste au sein de l'armée. Le 3 janvier, le procureur avait requis contre eux 35 ans de prison, et 30 ans contre les deux autres accusés.
Selon le porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Jill Rutaremara, de nouvelles poursuites pour « terrorisme » pourraient être ouvertes contre Kayumba Nyamwasa et Karegeya, soupçonnés d'être derrière des attentats à la grenade qui ont sécoué la ville de Kigali l'année dernière. Ces attaques, non revendiquées, ont visé à chaque fois, des endroits très fréquentés, à une heure de grande affluence.
Rwanda news agency.
Pour Kayumba et Rudasingwa, s'y ajoutait la désertion de leur poste au sein de l'armée. Le 3 janvier, le procureur avait requis contre eux 35 ans de prison, et 30 ans contre les deux autres accusés.
Selon le porte-parole de l'armée, le lieutenant-colonel Jill Rutaremara, de nouvelles poursuites pour « terrorisme » pourraient être ouvertes contre Kayumba Nyamwasa et Karegeya, soupçonnés d'être derrière des attentats à la grenade qui ont sécoué la ville de Kigali l'année dernière. Ces attaques, non revendiquées, ont visé à chaque fois, des endroits très fréquentés, à une heure de grande affluence.
Rwanda news agency.
Jean-bernard Gervais