Moïse Katumbi, candidat à la présidentielle en RDC, encerclé par la police
C'est, certainement, l'un des seuls moyens de communication qu'il lui reste. Par deux tweets délivrés cet après-midi, l'ancien gouverneur du Katanga et nouveau candidat à la présidentielle de la République démocratique du Congo (RDC), a signalé que sa maison était encerclée par la police, sans qu'il en connaisse la raison.
Selon Moïse Katumbi, cette présence policière menaçante est la première réponse du pouvoir de Jospeh Kabila à sa candidature. Il avait annoncé la veille, par communiqué de presse diffusé en anglais et en français, qu'il avait accepté d'être le candidat de trois formations politiques, le G7, le Collectif des nationalistes, et l'alternance pour la République 2016.
Moïse Katumbi avait démissionné de son poste de gouverneur du Katanga en septembre 2015, pour élaborer avec ces trois formations politiques une plateforme commune. Il avait par ailleurs quitté, par la même occasion, la formation politique de Joseph Kabila, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie. Depuis cet homme d'affaires prospère de 51 ans, patron du club de football le tout puissant Mazembe, se dit victime de harcèlement de la part du pouvoir. Selon France 24, le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, l’a soupçonné publiquement de recruter des mercenaires étrangers dans son fief politique du Katanga. Aucune date n'a encore été annoncée pour la tenue de l'élection présidentielle. Le mandat de Joseph Kabila prend officiellement fin en décembre prochain.