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Quand l'armée française forme les soldats ougandais

Image removed.Qui l'eût cru ? Un détachement d'opération militaire des forces françaises à Djibouti (FFDj) vient tout juste de parachever, entre le 10 janvier et le 12 février, la formation de 1700 militaires ougandais de l'UGABAG 5 (bataillon ougandais). Avant l'été, celui-ci sera déployé en Somalie où l'Union africaine mène une mission de maintien de la paix : l'AMISOM.
Cette formation, qui a mobilisé une trentaine de cadres de l'armée française de la 13e demi-brigade de Légion étrangère (13e DBLE), a été menée à la demande des autorités ougandaises. La formation conduite par les soldats français a été articulée autour de trois modules d'instruction tactique : contrôle d'un axe, sécurisation et fouille d'un objectif, et escorte de convoi ; et de cinq modules d'instruction spécialisée : tir aux armes légères, 1ers secours au combat, mécanique, sensibilisation au danger des engins explosifs improvisés et self-defense. Cette mission en Ouganda s'inscrit dans le cadre du soutien apporté par les forces françaises en Afrique pour la formation des contingents africains aux opérations de maintien de la paix. Dès 2006, la France a ainsi assuré l'instruction opérationnelle des bataillons ougandais et des bataillons burundais qui arment l'AMISOM. En 4 ans, plus de 10 000 militaires africains auront participé à ces DIO, dont 7600 soldats ougandais instruits par les FFDj et 2700 soldats burundais par les FFG (forces françaises au Gabon).
Jean-bernard Gervais