Quinze ans de prison contre trois officiers congolais condamnés pour viol
Trois officiers de l'armée congolaise, dont un lieutenant-colonel, ont été condamnés mercredi 9 mars dans l'est de la RD Congo à 15 ans de prison pour des viols, et huit autres, en fuite, à la réclusion à perpétuité. Les 11 officiers étaient jugés par la cour militaire de Bukavu (est), au Sud-Kivu, délocalisée à Kalehe (100 km au nord), pour des viols sur une vingtaine de femmes, des pillages et d'autres violences commis fin septembre 2009 à Katasomwa, près de Kalehe. Huit des prévenus - des capitaines et lieutenants - étaient jugés par défaut car en fuite. Les trois présents à l'audience - un lieutenant-colonel, chef d'unité, un major et un capitaine- ont été condamnés à 15 ans de prison. Les huit absents ont été condamnés à la prison à perpétuité.
"Les militaires ont déferlé dans la cité pour se livrer aux exactions, après la mort d'un des leurs, tué par un civil. Le lieutenant-colonel n'était pas accusé d'avoir violé lui-même, mais il était là, spectateur, approbateur, en tant que chef militaire il n'a rien fait pour arrêter" les crimes, a déclaré le colonel Freddy Mukendi, président de la cour militaire de Bukavu.
La majorité des prévenus -dont le lieutenant-colonel- sont des anciens membres de groupes rebelles ou milices locales, qui avaient été intégrés à l'armée congolaise.
Ce jugement "envoie un signal fort envers les auteurs de violences sexuelles qu'aucun commandant militaire n'est au dessus des lois, y compris les membres de l'armée nationale", a réagi l'envoyée spéciale de l'ONU pour les violences sexuelles dans les conflits, Margot Wallström, dans un communiqué.
"Il est maintenant crucial que les victimes et les témoins de ces violences sexuelles soient protégés, de même que leurs familles", a-t-elle ajouté.
AFP
"Les militaires ont déferlé dans la cité pour se livrer aux exactions, après la mort d'un des leurs, tué par un civil. Le lieutenant-colonel n'était pas accusé d'avoir violé lui-même, mais il était là, spectateur, approbateur, en tant que chef militaire il n'a rien fait pour arrêter" les crimes, a déclaré le colonel Freddy Mukendi, président de la cour militaire de Bukavu.
La majorité des prévenus -dont le lieutenant-colonel- sont des anciens membres de groupes rebelles ou milices locales, qui avaient été intégrés à l'armée congolaise.
Ce jugement "envoie un signal fort envers les auteurs de violences sexuelles qu'aucun commandant militaire n'est au dessus des lois, y compris les membres de l'armée nationale", a réagi l'envoyée spéciale de l'ONU pour les violences sexuelles dans les conflits, Margot Wallström, dans un communiqué.
"Il est maintenant crucial que les victimes et les témoins de ces violences sexuelles soient protégés, de même que leurs familles", a-t-elle ajouté.
AFP
Jean-bernard Gervais