Rwamucyo en détention en France jusqu'en septembre
La justice française a ordonné aujourd'hui 9 juin un supplément d'information concernant la demande d'extradition du médecin rwandais Eugène Rwamucyo, soupçonné d'être impliqué dans le génocide de 1994, qui reste en détention. Une nouvelle audience est fixée le 8 septembre prochain. D'ici là, Eugène Rwamucyo reste en détention.
La cour d'appel de Versailles demande aux autorités rwandaises de lui transmettre avant le 20 août des documents, tels que la copie des textes de loi relatifs aux infractions reprochées à M. Rwamucyo et ceux applicables en terme de peine de réclusion à perpétuité en remplacement de la peine de mort. Les magistrats ont rejeté la demande de remise en liberté sous contrôle judiciaire de M. Rwamucyo, qui réside en Belgique avec sa femme et ses enfants de nationalité belge, estimant que ses garanties de représentation étaient "insuffisantes". "Cette décision est pleine d'espoir car le supplément d'information est large et dans un délai relativement bref, c'est un message assez fort à l'adresse du Rwanda," a déclaré Me Philippe Meilhac, l'un des avocats de M. Rwamucyo. Me Meilhac s'est dit "un peu déçu" du rejet de la remise en liberté, jugeant que son client "paie de manière incidente le contexte politique qui pèse sur le dossier rwandais". Ancien médecin à Maubeuge (Nord), Eugène Rwamucyo, est notamment accusé par Kigali d'avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l'une sous l'égide du Premier ministre de l'époque, Jean Kambanda, condamné à la détention à perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). M. Rwamucyo est par ailleurs visé par une information judiciaire ouverte à Paris le 5 février 2008 pour génocide, crimes contre l'humanité et complicités après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).
AFP
La cour d'appel de Versailles demande aux autorités rwandaises de lui transmettre avant le 20 août des documents, tels que la copie des textes de loi relatifs aux infractions reprochées à M. Rwamucyo et ceux applicables en terme de peine de réclusion à perpétuité en remplacement de la peine de mort. Les magistrats ont rejeté la demande de remise en liberté sous contrôle judiciaire de M. Rwamucyo, qui réside en Belgique avec sa femme et ses enfants de nationalité belge, estimant que ses garanties de représentation étaient "insuffisantes". "Cette décision est pleine d'espoir car le supplément d'information est large et dans un délai relativement bref, c'est un message assez fort à l'adresse du Rwanda," a déclaré Me Philippe Meilhac, l'un des avocats de M. Rwamucyo. Me Meilhac s'est dit "un peu déçu" du rejet de la remise en liberté, jugeant que son client "paie de manière incidente le contexte politique qui pèse sur le dossier rwandais". Ancien médecin à Maubeuge (Nord), Eugène Rwamucyo, est notamment accusé par Kigali d'avoir participé à des réunions de responsables génocidaires à Butare (sud du Rwanda) en 1994, dont l'une sous l'égide du Premier ministre de l'époque, Jean Kambanda, condamné à la détention à perpétuité par le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR). M. Rwamucyo est par ailleurs visé par une information judiciaire ouverte à Paris le 5 février 2008 pour génocide, crimes contre l'humanité et complicités après une plainte du Collectif des parties civiles pour le Rwanda (CPCR).
AFP
Jean-bernard Gervais