Un defenseur des droits de l'homme dénonce une centaine d'exécutions extra-judiciaires
Pierre Claver Mbonimpa, président de l'association de défense des droits de l'homme (APRODH), a affirmé mercredi 7 juillet dernier qu'il avait réussi à repérer 125 exécutions extra-judiciaires, touchant principalement d'anciens rebelles hutus du front national de libération (FNL) d'Agathon Rwasa. Mbonimpa a ajouté qu'il avait prévenu le parquet, tout en émettant l'hypothèse que ces exécutions étaient certainement du fait des autorités. "Nous avons des photos de ces victimes, et nous pensons que la plupart d'entre eux ont été exécutés pour des raisons politiques", a-t-il ajouté. Le Burundi a joui en 2009 d'une paix toute relative, lorsque le FNL, la principale rébellion burundaise, a décidé de déposer les armes. Mais les attaques ont repris de plus belle, depuis la présidentielle. L'opposition, dont le FNL, a en effet accusé le pouvoir en place d'avoir truqué les élections.
Mbonimpa a aussi demandé au parquet d'enquêter sur une opération militaire appelé "Safisha", ce qui veut dire "nettoyage", dont l'objectif est l'élimination de tous les opposants politiques. Par ailleurs, l'APRODH a récemment reçu des plaintes d'anciens soldats du FNL, qui ont rendu les armes, et qui se disent persécutés par des agents de renseignement, et par de jeunes miliciens du parti au pouvoir le CNDD-FDD.
Mbonimpa a aussi demandé au parquet d'enquêter sur une opération militaire appelé "Safisha", ce qui veut dire "nettoyage", dont l'objectif est l'élimination de tous les opposants politiques. Par ailleurs, l'APRODH a récemment reçu des plaintes d'anciens soldats du FNL, qui ont rendu les armes, et qui se disent persécutés par des agents de renseignement, et par de jeunes miliciens du parti au pouvoir le CNDD-FDD.
Jean-bernard Gervais