Au Burundi, les travaux communautaires au service de l'environnement
Cette association sans but lucratif, active sur terrain depuis bientôt 12 ans, contribue au développement socio-économique des communes Kanyosha et Nyabiraba de la Province Bujumbura. Composée d'hommes et de femmes zélés oeuvrant dans différents services publics et privés, elle est la première association d'intellectuels de ces deux communes qui a osé implanter son siège à IRARO, coin sans électricité.
ADLA/SIDA est réputée pour sa participation régulière aux travaux de développement communautaire (traçage des routes, construction des écoles et centres de santé, productions agricoles...). Pour continuer à redonner de l'espoir à la population qui voit en elle le centre de rencontre des grandes figures instruites des deux communes, cette association s'intègre dans d'autres secteurs clés de la vie comme la protection de l'environnement.
Ainsi, les membres de l'ADLA/SIDA ont décidé de consacrer l'après-midi du 31 août 2011 au sarclage d'une plantation d'eucalyptus avoisinant 2 hectares basée sur la colline Nyarurangara à Nyabiraba. CITOYEN Alfred Baudouin, Président de cette association a révélé à Grandslacs.info: "Nous posons cet acte pour montrer à la population que nous sommes sensibles aux questions de l'environnement. C'est en plus une sorte d'appel lancé à cette même population pour protéger sa propre terre et contribuer ainsi à réduire les risques de désertification."
Il a également souligné qu'à l'évidence ADLA/SIDA est en état de devenir une puissance associative compte tenu de son ensemble humain auquel elle appartient tout naturellement. "Quand les femmes se joignent à nous pour préparer un avenir sûr, c'est déjà un pas de géant pour faire décoller l'humanité", a-t-il martelé.
Madame Françoise NTAHONKIRIYE, membre de l'ADLA/SIDA, a appuyé les propos de son Président en ces termes : "Il faut avoir le courage de ne pas tourner le dos à la réalité. Protéger l'environnement n'est pas une affaire de genre, c'est plutôt une affaire d'êtres humains, ces êtres qui s'associent pour transformer les mentalités. Les femmes ont pris le sens que la vie associative est une autre forme de formation continue. Voilà , nous faisons voir à la population ce que nous avons : les idées et la force constructives".
A la question de savoir comment l'ADLA/SIDA parvient à maintenir sa survie tout en réalisant des projets de développement , CITOYEN A. Baudouin s'exprime de la manière suivante: "L'association ne vit que des cotisations de ses membres. Cela s'annonce déjà comme une contrainte, un défi à relever parce que toutes ces cotisations dépendent strictement des recettes salariales mensuelles. C'est sûr, vous n'ignorez pas le salaire d'un fonctionnaire burundais ( rires ). Cette situation financière nous bloque mais ne nous empêche pas d'élaborer des projets de grande envergure avec le ferme espoir de trouver un jour des financements de la part des Ambassades, Fondations, Associations ou Partenaires particuliers engagés au développement communautaire".
A la clôture de cette activité de protection de l'environnement , la population qui était non loin de là a salué le nationalisme des intellectuels de la localité d'IRARO tout en souhaitant la montée en puissance de l'ADLA/SIDA.
Gaspard Maheburwa