Reportage : la prostitution en hausse dramatique à Bujumbura
La prostitution augmente à Bujumbura. Cette pratique, devenue très lucrative, attire les jeunes filles même mineures. Il suffit de faire un petit déplacement dans les quartiers de la commune urbaine de Kanyosha au Sud de la capitale, vers 19h00 le soir, pour constater un mouvement ininterrompu de jeunes filles qui affluent dans des cabarets.
Les hommes qui veulent passer une nuit avec une fille fréquentent ces cabarets. Comme ce sont des lieux connus, les filles y arrivent tôt, s'installent et dégustent une bière entre 19h00 et 1h00 du matin, dans l'attente du client.
Devant les grands hôtels et les boîtes de nuit, ce mouvement s'observe également. Mais, à la différence près que les horaires ne sont pas les mêmes : l'heure de pointe en centre ville commence souvent au-delà de 21h00 alors que dans les quartiers populaires, les passes se pratiquent dès 19H00. Un autre constat : si l'on prend l'axe centre ville-Mutakura et tout le reste des quartiers du Nord, entre 5h30 et 6h00 du matin, on voit des jeunes filles en attente de bus pour rentrer chez elles.
D'après l'une d'entre elles croisée près de l'Hôtel Source du Nil la matinée du dimanche 27 mars 2011, "les filles qui se pointent le long de la route y attendant des hommes ne sont pas des professionnelles. Ce sont celles qui se livrent à 3000 F, 5000F, 7000F... Pour celles qui savent la valeur de leur corps, elles se déplacent sur commande et le prix par nuité varie entre 50 000 et 100 000 F. Ce sont souvent les expatriés qui sont les meilleurs payeurs parce que, eux, ne comptent pas ce qui reste dans leurs poches et n'hésitent même pas à nous payer en dollars car ils nous estiment beaucoup ."
C'est souvent cette soif de gagner plus qui amène les jeunes filles , scolarisées ou non, à se livrer à la prostitution. Dans l'accomplissement de ces actes, les quartiers pauvres sont réputés abriter les maisons de prostitution car le prix d'une chambre est abordable.
La conséquence de tout cela, c'est l'augmentation de la prévalence du sida qui s'enracine dans bien des familles du fait de certains hommes mariés s'adonnant à la prostitution. A cela s'ajoutent des problèmes de sécurité, lorsque deux hommes se disputent la mêmes fille, ou lorsque deux filles veulent le même client...
Les hommes qui veulent passer une nuit avec une fille fréquentent ces cabarets. Comme ce sont des lieux connus, les filles y arrivent tôt, s'installent et dégustent une bière entre 19h00 et 1h00 du matin, dans l'attente du client.
Devant les grands hôtels et les boîtes de nuit, ce mouvement s'observe également. Mais, à la différence près que les horaires ne sont pas les mêmes : l'heure de pointe en centre ville commence souvent au-delà de 21h00 alors que dans les quartiers populaires, les passes se pratiquent dès 19H00. Un autre constat : si l'on prend l'axe centre ville-Mutakura et tout le reste des quartiers du Nord, entre 5h30 et 6h00 du matin, on voit des jeunes filles en attente de bus pour rentrer chez elles.
D'après l'une d'entre elles croisée près de l'Hôtel Source du Nil la matinée du dimanche 27 mars 2011, "les filles qui se pointent le long de la route y attendant des hommes ne sont pas des professionnelles. Ce sont celles qui se livrent à 3000 F, 5000F, 7000F... Pour celles qui savent la valeur de leur corps, elles se déplacent sur commande et le prix par nuité varie entre 50 000 et 100 000 F. Ce sont souvent les expatriés qui sont les meilleurs payeurs parce que, eux, ne comptent pas ce qui reste dans leurs poches et n'hésitent même pas à nous payer en dollars car ils nous estiment beaucoup ."
C'est souvent cette soif de gagner plus qui amène les jeunes filles , scolarisées ou non, à se livrer à la prostitution. Dans l'accomplissement de ces actes, les quartiers pauvres sont réputés abriter les maisons de prostitution car le prix d'une chambre est abordable.
La conséquence de tout cela, c'est l'augmentation de la prévalence du sida qui s'enracine dans bien des familles du fait de certains hommes mariés s'adonnant à la prostitution. A cela s'ajoutent des problèmes de sécurité, lorsque deux hommes se disputent la mêmes fille, ou lorsque deux filles veulent le même client...
Gaspard Maheburwa